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Humour en expatriation : Les 10 situations absurdes que seules les femmes à l’étranger comprennent

On ne va pas se mentir : vivre à l’étranger, c’est loin d’être une vide de carte postale. On quitte la France en pensant vivre un grand rêve à l’autre bout du monde… et hop on se retrouve à pleurer devant un courrier en langage inconnu avec un choc culturel en intraveineuse. Bienvenue dans l’univers délicieusement absurde de l’humour en expatriation.

Cet article de blog s’adresse à toutes les femme qui ont tout mis dans leurs valises – espoirs, doutes, carrière, et parfois même famille – pour tenter l’aventure de quitter son chez soi. Pendant des mois, voire des années, beaucoup d’expatriés, de voyageurs, d’immigrés, jonglent entre deux mondes et deux façons de penser. Alors je me suis dit qu’il était temps de lister ces moments totalement absurdes dans lesquels, j’espère, tu te reconnaîtras.

Ici, on va rire de ces situations que nos proches restés au pays ne comprennent jamais vraiment et j’en ai listé 10 assez croustillantes. Mais avant de plonger dans le coeur de cet article, prenons deux minutes pour voir pourquoi cette vie à l’internationale peut rendre les choses moins faciles et comment l’humour en expatriation peut nous aider à nous en sortir.

Vivre ailleurs, ce n’est pas juste “faire un long voyage”. C’est accepter que plus rien ne soit forcément comme avant : réfléchir à chaque phrase (si la langue est différente), anticiper les codes sociaux, bouleverser notre quotidien ou revoir nos bases d’anglais… C’est avoir cerveau qui tourne en mode “plein feu” en permanence, et nous, les voyageurs, nous devons nous adapter.

Très vite, on peut s’épuiser à gérer la distance avec la famille, le manque de repères, la sensation d’être “à côté” dans les conversations, de ne pas être entourée. Bref, se doter d’un système nerveux qui vit en immersion H24, ça use franchement.

L’humour, en expatriation, ce n’est pas juste faire des blagues pour être marrante. C’est une façon très concrète de gérer ce qu’on vit : quand on désamorce une situation tendue avec un trait d’esprit, on fait retomber la pression pour tout le monde. Un quiproquo linguistique, un malentendu culturel, une remarque un peu maladroite… avec un peu de légèreté, ça devient un moment humain au lieu de tourner au malaise géant.

C’est aussi un vrai accélérateur de réseau. On a naturellement envie de rester avec les personnes avec qui on se sent bien, qui savent rire d’elles-mêmes et de la situation sans se moquer des autres. En étant chaleureuse, souriante, en glissant une petite touche d’humour ici et là, on devient plus accessible. Résultat : nous créons des liens plus vite, on se fait un cercle, nous sommes davantage intégrées dans notre nouveau pays.

En choisissant de prendre les événements avec dérision, on se donne aussi la possibilité de prendre du recul : on arrête de se définir par chaque galère, on remet les choses à leur juste place et on voit notre expérience comme une histoire en cours, pas comme un drame permanent.

Et évidemment, ça nous profite directement à nous les voyageuses : moins de tensions, moins de conflits, plus de soutien, une adaptation plus fluide. Et donc un projet de vie à l’étranger bien souvent réussi.

Dans ce contexte, je trouve que faire rire n’est pas un bonus, mais un outil de survie. Et maintenant qu’on a posé les bases, on peut passer aux choses sérieuses : les 10 situations bien absurdes que seules les femmes expatriées, voyageuses, immigrées (ou peu importe comment vous vous qualifiez) comprennent vraiment. Et je t’ai même listés quelques conseils à l’intérieur.

humour en expatriation

Est-ce que cette situation t’es familière ?
À chaque fois que tu remets les pieds chez toi, tout le monde part du principe que tu viens en vacances “pour eux”. En vrai, ton séjour, c’est un condensé de ta vie d’avant en dix jours chrono : déjeuner chez les uns, dîner chez les autres, un coup de train pour voir Mamie, un verre “rapide” avec les amis que tu n’as pas vus depuis des mois… Ton planning a officiellement la charge mentale d’un ministre. Et au milieu de tout ça, tu as toujours quelqu’un pour te dire : « Roh là là, on ne vous voit jamais… » alors que tu es littéralement en apnée.

👉🏻 Pour parer à ça : je te conseille de prévenir tes proches assez tôt, leur expliquer clairement que tu as peu de disponibilités, beaucoup de monde à voir et mille choses à faire. Proposer de regrouper les rencontres (un brunch, un apéro, un repas de famille élargi) ou demander à ce qu’ils se déplacent vers toi. Ça évite de passer ton séjour à courir d’une ville à l’autre et d’en ressortir épuisée. Avec le temps, je trouve que ça fait aussi un tri naturel : les “vrais” proches s’adaptent et restent, les relations plus superficielles s’estompent.

Autant être claire : notre retour sur nos terres natales n’a rien d’un simple voyage, c’est une mission stratégique worldwide. Dans nos vies de voyageuses, on commence la to-do list presque un an à l’avance. Par exemple :

  • vêtements pour l’enfant qui aura pris deux tailles en deux claquements de doigts,
  • produits de pharmacie introuvables là où on vit,
  • spécialités culinaires introuvables et dont on ne peut se passer,
  • affaires d’hiver en réserve si on vit au soleil,
  • ou tout autre produit carrément moins cher que chez nous.

On se retrouve à élaborer des listes comme si on préparait la fin du monde : crème X, sirop Y, collants, chaussures, livres en français, biscuits préférés… Un séjour en Europe qui devient un marathon de magasins, entre deux repas de famille. Et si tu débarques en plein juillet en Europe, évidemment, tu galères à trouver de quoi te couvrir pour l’hiver à tes prochaines vacances. Cette expérience très spécifique aux expatriés est à la fois épuisante et drôle : un mélange d’amour, de manque et de légèreté pour réussir à faire tenir toute un lifestyle dans une valise.

👉🏻 Notre conseil logistique : on fait un maxi repérage avant d’arriver et on commande en ligne tout ce qu’on peut. Courses, produits du quotidien, jeux pour les enfants… tout ce qui peut nous attendre sur place, on le fait livrer. Comme ça, une fois arrivés, on transfère juste les vêtements de nos valises dans les armoires, on range ce qui repartira avec nous à la fin du séjour, et c’est plié. Moins de charge mentale et plus de temps pour respirer un peu.

Je te parle de mon expérience personnelle.
Expatriée en Afrique, à chaque retour en Belgique, j’ai vraiment pris en pleine face à quel point tout change vite : paiement du parking via l’app bancaire, trottinettes électriques en libre-service partout, systèmes digitaux pour tout et n’importe quoi. J’avais l’impression que la Belgique avait fait un bond technologique pendant que j’avais le dos tourné. À l’inverse, des amies expatriées en Asie me disaient qu’elles, en rentrant en Europe, avaient l’impression de faire un retour en arrière, comme si le temps s’était un peu figé.

Et puis il y a les décalages de mentalité. Dans mon pays d’accueil, les routes sont en mauvais état, la pauvreté est très visible, mais les gens gardent le sourire, prennent le temps de parler, de rire. Là où, parfois, en Europe, on se prend en pleine figure une forme d’aigreur, de tension permanente, de lassitude.

Au fond de nous, on peut sentir cet écart : on n’est plus totalement d’ici, ni totalement de là-bas. C’est déroutant, mais aussi riche. Avec un peu d’esprit, on observe ces différences comme des scènes comiques entre nos deux mondes, et on accepte que notre identité soit désormais un mélange des deux.

Notre entourage pense que l’expatriation c’est surtout changer de décor, de langue et d’habitudes, mais c’est parce qu’ils n’ont pas encore rencontré… la paperasse. Visa, banque, sécu locale, assurances, permis de séjour, passeport : nos vies à l’étranger se résument parfois à courir après un tampon manquant pendant longtemps. Dans ces moments-là, la dérision est mon seul bouclier. Soit j’en fais un article de blog, soit je pleure. Parfois… je fais les deux. Si tu te reconnais, bienvenue au club !

À l’étranger, on ne porte pas qu’une seule casquette. Nous sommes femmes, parfois mamans, parfois entrepreneures ou salariées, parfois tout ça en même temps. Nouvelle ville, nouvelle langue, nouveaux codes pro, gestion de la famille… La charge mentale peut devenir énorme, surtout quand nous voulons “rentabiliser” notre expérience : apprendre mieux, progresser vite, profiter des attractions locales, tout en gérant le quotidien.

Et pour celles qui ne travaillent plus (ou plus “comme avant”), ce mélange de changement et de pause pro peut sérieusement secouer la confiance en soi. 👉 Comment retrouver confiance en soi quand on ne travaille plus ?

En réalité, cela fait beaucoup sur les mêmes épaules. L’humour vient, encore une fois, sauver la partie : rire de cette “to-do list” impossible, partager ton cas avec d’autres femmes, lâcher un peu de pression, et surtout ralentir pour ne pas finir avec un système nerveux en vrac.

Quand on arrive dans une nouvelle destination, on laisse derrière soi son réseau, ses repères, ses amitiés construites sur des années. Du jour au lendemain, on se retrouve comme dans la cour de récré de notre nouvelle école : franchement seules. À force, évidemment, on rencontre des gens. Certaines rencontres sont magiques, d’autres sont clairement des cas à fuir.

C’est là qu’on découvre les “expats toxiques”. Celles et ceux qui critiquent tout, tout le temps : les coutumes locales, les gens, la ville, la moindre chose qui n’est pas comme “chez eux”.

Et puis il y a celles avec qui on crée une connexion profonde, en quelques mois, comme si on se connaissait depuis 10 ans. Cette partie de notre voyage est intense, mais elle nous montre à quel point la sororité et les bons cercles peuvent changer notre quotidien à l’international.

Un jour, on a voulu faire une phrase simple dans la langue locale… et on a créé un incident diplomatique personnel. On confond un son, on inverse deux mots, et d’un coup, tout le monde nous regarde avec de grands yeux. Sur le moment, on a juste envie de disparaître de la surface du monde.

Plus tard, ça devient une anecdote qu’on raconte à d’autres expatriées, en mode stand-up. Ces moments de honte nous rappellent qu’on est courageuses : on parle, on se plante, on recommence. C’est ça aussi : accepter de ne jamais tout maîtriser à 100 %. Avec un peu de légèreté, on transforme ces erreurs en souvenirs vraiment précieux, et on crée du lien avec les personnes qui vivent la même chose.

À l’étranger, on devient instantanément la porte-parole de toute la France (cela vaut pour toutes les nationalités). On nous demande si les Français font vraiment la grève toutes les semaines, si “les Françaises” sont toutes chic, et si on mange du fromage matin, midi, soir. On explique pour la 54e fois que non, on ne connaît pas ce fameux “Pierre de Marseille” dont tout le monde parle.

Les personnes projettent sur nous une nation entière, comme si on avait reçu un mandat officiel. C’est fatigant, mais aussi un terrain de jeu pour le trait d’esprit : on choisit quand expliquer avec bienveillance, quand rire, quand changer de sujet. Personnellement, j’apprends à poser des limites sans être méchante, et je réalise à quel point l’expérience internationale bouscule les clichés, dans les deux sens.

Un jour, on réalise que le plus gros choc culturel de notre expérience, ce n’est pas la langue ou l’administration… c’est le supermarché. On cherche du vrai fromage, du pain correct, certains produits de pharmacie, et on se rend compte qu’on ne les a pas à disposition aussi facilement qu’en France. Ou alors, dans un coin “produits d’ailleurs”, à des prix qui donnent envie de s’asseoir par terre.

J’ai déjà payé 12€ pour un “Caprice des Dieux” presque périmé, juste pour combler un manque (et ceci n’est pas une pub commerciale, promis). Au final, notre caddie devient une étude sociologique de notre quotidien : mélange de découvertes locales et de tentatives désespérées de retrouver un petit bout de chez nous.

Sur l’image ci-contre, on s’envoie des messages entre amies pour s’informer des arrivages locaux. Eh oui, l’approvisionnement est parfois aléatoire dans certains pays.

C’est drôle et frustrant à la fois. Encore une expérience que seules les expatriées comprennent vraiment, et qui mériterait presque son propre article de blog.

On peut changer de lieu ou de langue… mais rien n’est aussi risqué que changer de coiffeur. On arrive avec notre histoire capillaire made in Francophonie, on explique “juste les pointes” et, en trois mots, on comprend que personne n’a exactement la même définition. Entre le jargon coiffure local, notre accent francophone et Google Traduction, c’est déjà un sacré changement.

👉🏻 Perso, je n’ai jamais vraiment connu ce problème : j’ai des cheveux faciles, donc je suis une très mauvaise cliente pour les coiffeurs. Mais si cela vous fait rire, je vous assure que pour certaines d’entre nous, c’est un vrai sujet : elles attendent parfois leur retour chez elles pendant des mois juste pour pouvoir aller chez leur coiffeur de confiance.

Au lieu de juste subir, note tout : phrases improbables dans le dialecte locale, scènes au supermarché, remarques sur la France (ou autre), quiproquos comiques. Avec le temps, tu vois ton expérience autrement : plus comme une chronique de vie à l’international que comme une succession de galères.

Raconte tes histoires à d’autres expatriées. Tu réalises que tu n’es pas seule, que d’autres vivent la même chose depuis parfois des années. Ce lien-là change tout.

Si tu parles de ton quotidien sur Instagram, Facebook ou ailleurs, ajoute une touche drôle. Le second degré rend ton histoire plus accessible et aide les autres francophones à mieux comprendre ton monde, tout simplement.

Chaque galère = une illustration concrète pour mieux te connaître : ce que tu acceptes, ce que tu refuses, ce que tu veux pour la suite.
Sur ces photos, l’exemple parfait de galères assumées qui nous ont appris énormément, comme par exemple à ne pas être trop téméraire.
(Oui, ce 4×4 a souffert)

Vivre loin de chez toi, c’est sortir de ta zone de confort, et ce n’est pas rien. Il n’y a pas d’excès de sensibilité : nous sommes humaines, en plein changements, en train de se construire des opportunités dans un autre pays.

Si on résume, ce premier article un peu fun aborde une idée simple : sans un minimum d’esprit, la vie à l’étranger peut vite devenir un grand choc permanent. Faire de l’esprit nous permet de traverser les absurdités du quotidien sans perdre complètement la tête.

Maintenant, à toi : raconte en commentaire la situation la plus drôle ou la plus absurde que tu aies vécue à l’international. Et si ce sujet fait écho à ton expérience, tu peux aussi rejoindre la communauté gratuite, où Émilie et moi (Julie) parlons de tout ça plus en profondeur régulièrement.


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